jeudi 12 février 2026

Kentin JARNO : Fou de la reine

Dans les Alpes suisses, l’académie Castelan forme l’élite de demain aux trois arts nobles : échecs, théâtre et littérature. Églantine, étudiante brillante et discrète, voit sa vie basculer lorsqu’une mystérieuse application d’échecs apparaît sur son téléphone. Le jeu en apparence innocent se révèle macabre : chaque pièce perdue sur l’échiquier virtuel correspond à une personne retrouvée morte sur le campus.
Pour arrêter le coupable, Églantine doit s’allier à son plus grand rival, l’insaisissable et fascinant Riven, dont la proximité fait naître en elle une attirance inattendue. Mais alors que la mort rôde dans les couloirs du château et que chaque professeur, chaque étudiant pourrait être le meurtrier, peut-elle vraiment faire confiance à ce garçon énigmatique ?
 

Boris CYRULNIK : Quand on tombe amoureux, on se révèle attaché

« L’amour ne frappe pas au hasard. Ce merveilleux moment ne touche que ceux qui y sont disposés.
Toute notre vie, on peut réveiller l’empreinte amoureuse que l’on croyait engourdie.
Ceux qui ont bénéficié d’un attachement sécurisé sont les plus faciles à aimer, mais certains se sentent plus à l’aise avec un attachement apaisé et moins fiévreux que l’amour intense, parfois source d’angoisse.
Ceux qui, dans leur enfance, ont connu un désert affectif ont tendance à croire qu’ils ne sont pas aimables puisqu’ils n’ont jamais été aimés ; quand on les aime, ils pensent qu’ils ne le méritent pas et qu’on va à nouveau les abandonner. Il est alors difficile de tisser un lien d’attachement.
 

mercredi 28 janvier 2026

Séverine CRESSAN : Nourrices

Dans ce village, c’est du corps des femmes qu’on tire l’argent qui fait vivre les familles. Car ici, on vend une denrée précieuse : le lait maternel. Sylvaine, son propre enfant à peine sevré, accueille chez elle comme tant d’autres une « petite de la ville ». Mais une nuit, en pleine forêt, elle découvre un bébé abandonné dans une clairière et à ses côtés un carnet qui raconte son histoire. Elle ne pourrait veiller sur ces trois nourrissons ...
 

Marie SEMELIN : Les certitudes

« Le 9 octobre 2023 à douze heures une, comme tous les lundis, une foule d’étudiants entre dans la bibliothèque du Centre Pompidou. Ce jour-là une petite femme au chignon blanc trotte parmi eux. Elle demande un renseignement et accède au premier étage.
Durant une semaine, elle lit la presse. Elle étale les titres sur une large table noire, à proximité des box de métal où se trouvent les journaux. Puis elle sollicite un documentaliste. Le jeune homme, serviable et patient, l’aide à effectuer ses recherches sur ordinateur. D’abord en lettres latines et ensuite, grâce à des claviers en ligne, en hébreu et en arabe.
Il l’ignore, mais il est désormais le seul à savoir qu’elle parle ces deux langues. »
 

Feurat ALANI : Le ciel est immense

« Le ciel est immense, maman, vais-je me perdre ? » écrit Adel à sa mère en 1967. Pilote d’exception, le jeune Irakien est envoyé par l’armée de l’air pour être formé en URSS, avant de disparaître en 1974, entre Bagdad et Krasnodar.
Trente ans plus tard, son neveu Taymour ne supporte plus le mystère qui entoure l’absence de cet oncle. Est-il vraiment mort en héros ? Sans relâche, Taymour va défier les silences d’une famille et d’un régime, jusqu’à s’inscrire à l’émission de recherche télévisée russe Zhdi Menya, « Attends-moi »…
 

Lola NICOLLE : Le grand horizon

" Peut-être que si l’on ouvrait Vincent, on verrait une route des Alpes avec, en contrebas, un lac topaze profond comme un œil. "
Est-ce le goût du risque qui a poussé Vincent à se lancer dans une course d’ultracyclisme alors que rien ne le prédisposait à la performance ? La nécessité d’une épopée solitaire ? La curiosité pour un voyage sans trêve ? Un matin de juillet, ce jeune père de famille enfourche son Genesis Equilibrium, un vélo noir léger comme l’air qui réunit toutes les caractéristiques pour avaler les 4 000 kilomètres qui le séparent de la ligne d’arrivée de la mythique Transcontinental Race. Car traverser l’Europe en quinze jours en parfaite autonomie, c’est le but de cette épreuve insensée à laquelle s’inscrivent chaque année des centaines d'amateurs.